gravité dépend de la taille et de la masse de la planète elle-même et des corps qui l’entourent.
Comment se développe un amas cellulaire avec une gravité double ou moitié de la nôtre. La
température varie selon l’orbite, selon la rotation, selon la composition interne de la planète.
Comment se développera le vivant dans une atmosphère très différente de la nôtre, avant que
ce vivant commence à comprendre le monde. L’homme, au bout de 200 millions d’années
dans des conditions très favorables à la vie,, se retrouve sur la seule branche phylogénétique
capable de conscience. L’intelligence extra-terrestre, pour sa part, se tiendra dans des cellules
vivantes organisée selon une logique que l’on peine à imaginer. Une intelligence dans un
essaim, une intelligence dans un calamar géant capable de de transmettre ses acquis à sa
descendance,… Cette intelligence aura-t’elle accès aux raisonnements élémentaires du type
1+1=2, ou sera-t’elle habitée par une logique floue, autonome individu par individu ou au
contraire collective et collaborative ?
Sur la ligne temporelle, il est improbable que nos deux civilisations soient synchrones dans
notre appréhension de l’univers. Avec 2 millions d’années d’avance, - en supposant qu’elle
n’ait pas non plus subi de destruction endogène ou exogène -, quelle pourrait être la capacité
de raisonnement de cette étrange entité vivante ? Sans doute assez pour savoir que nous
existons. Cette intelligence devrait alors avoir les moyens de nous contacter… à condition
que nous ayons les moyens de recevoir leur message.
Il ne nous reste plus qu’à supposer qu’ils sont à peu près aussi géniaux et parfois aussi
imbéciles que nous.
Cette probabilité de nous contacter étant quasi-nulle, laissons libre court à nos idées de
communicateurs.
Si nos voisins de l’univers savent “attraper” les messages que nous leur envoyons, ils ont a
priori la capacité nécessaire pour les interpréter. Nous-mêmes sommes des milliards
d’individus capables d’interpréter le monde qui nous entoure : à notre naissance, nous n’en
savons rien, mais il nous suffit de deux ou trois années du début de notre vie pour
comprendre la réalité de notre environnement, et une vingtaine d’années pour appréhender
l’univers. Pour cela, nous n’avons eu besoin d’aucun logiciel ou outil autre que nos propres
méninges. L’apprentissage a été spontané face à du vivant “en vrac”. Offrons donc
l’information de notre vie “en vrac” à nos voisins. Ils sauront au moins trouver sans autre
aide toutes les corrélations qui bâtissent notre monde. A quoi bon se creuser les méninges
pour essayer de transcoder notre monde dans une espèce de jargon techno-scientifique qui
ajoute dans le message du bruit inutile et oblige l’interlocuteur à ouvrir des portes
conceptuelles dont il peut se passer.
Notre langage de tous les jours s’est construit pour que chacun comprenne l’autre avec un
bonne marge de certitude. Le langage courant qui a fait ses preuves pendant quelques
siècles est le plus efficace des encodages de notre pensée. Autant s’en servir, au lieu de se
fabriquer des carcans artificiels.
Comme le bébé à qui il faut deux ans pour apprendre sa langue maternelle, deux années
d’écoute d’une quelconque émission radiophonique essentiellement parlée, dans n’importe
quelle langue, devrait suffire à nos voisins pour apprendre notre langage, puis pour inférer